Skip to main content
Logo Sous le radar

Les Montréalaises parlent de profilage

À propos

Dans le cadre du projet Perspectives féministes sur les profilages et les discriminations policières, la Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM) a répertorié un grand nombre de témoignages.  Ces témoignages proviennent d’un sondage en ligne réalisé de septembre à décembre 2022.

540 personnes ont pris le temps de répondre, ce qui en fait le plus grand sondage du genre jamais réalisé à Montréal!

De plus, 32 personnes ont été rencontrées lors de 4 groupes de discussion tenus pendant la même période. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les expériences et les discriminations vécues par les Montréalaises en lien avec les corps policiers et de sécurité privée en utilisant une perspective féministe intersectionnelle, c’est-à-dire rejoindre les personnes à la croisée des oppressions.

Je ne me sens jamais en sécurité
Je ne me sens jamais en sécurité
Je ne me sens jamais en sécurité
Je ne me sens jamais en sécurité
Je ne me sens jamais en sécurité

Des récits troublants

La santé mentale et la perte de confiance envers les institutions

« Un agent a été extrêmement déshumanisant et violent verbalement avec moi et m’a humiliée cet été alors que j’étais en détresse psychologique. Cela à résulté a plus de traumas. Je redoute désormais d’interagir avec eux, car c’était moi qui les avais contactés à la base. »

Le profilage de genre et la transphobie

« Je me suis fait contrôler en voiture (2018), car la voiture était à mon nom (féminin) et que selon eux, je ne ressemblais pas à une femme. Ceci est arrivé à au moins deux autres personnes que je connais qui sont de la diversité sexuelle ou de genre (une femme cisgenre qui ne répond pas aux codes de la féminité et une personne non-binaire). »

Le profilage ou les répressions politiques

« Interaction à plusieurs reprises avec des agent·e·s du SPVM en manifestations dans les années 2004-2012. Faire face à des gens armés alors qu’on est à pied ou à vélo, souvent avec des enfants, ce n’est vraiment pas rassurant. Je me suis fait pousser, menacer et crier dessus. »

La santé mentale et la perte de confiance envers les institutions

« Un agent a été extrêmement déshumanisant et violent verbalement avec moi et m’a humiliée cet été alors que j’étais en détresse psychologique. Cela à résulté a plus de traumas. Je redoute désormais d’interagir avec eux, car c’était moi qui les avais contactés à la base. »

Le profilage de genre et la transphobie

« Je me suis fait contrôler en voiture (2018), car la voiture était à mon nom (féminin) et que selon eux, je ne ressemblais pas à une femme. Ceci est arrivé à au moins deux autres personnes que je connais qui sont de la diversité sexuelle ou de genre (une femme cisgenre qui ne répond pas aux codes de la féminité et une personne non-binaire). »

Le profilage ou les répressions politiques

« Interaction à plusieurs reprises avec des agent·e·s du SPVM en manifestations dans les années 2004-2012. Faire face à des gens armés alors qu’on est à pied ou à vélo, souvent avec des enfants, ce n’est vraiment pas rassurant. Je me suis fait pousser, menacer et crier dessus. »

Le profilage politique

Selon la Ligue des droits et libertés (2023), le profilage politique se réfère à « toute action prise par une ou des personnes d’autorité à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de protection du public, qui repose sur des facteurs tels l’opinion politique, les convictions politiques, l’allégeance à un groupe politique ou les activités politiques, sans motif réel ou soupçon raisonnable, et qui a pour effet d’exposer la personne à un examen ou à un traitement différent. »

Phylactère avec des symboles qui signifie une insulte

La revictimisation des femmes par le SPVM

Beaucoup de Montréalaises ont exprimé avoir ressenti le besoin des services de police, sans pour autant avoir effectivement sollicité leur intervention. Différentes raisons ont été mentionnées pour expliquer ces non-appels : pour éviter une violence supplémentaire, par manque de confiance envers la police, par crainte de ne pas être crue ou écoutée, pour des raisons politiques ou idéologiques, en raison des procédures trop longues ou parce que la police est vue comme inutile.

Violence conjugale et homophobie

Cette situation illustre de la lesbophobie, puisque le refus de prendre la plainte de violence conjugale est basé sur le fait qu’il s’agisse d’un couple lesbien.

Menaces violentes et sexisme

Le manque de protection dans les situations d’agression physique est bien réel. Certaines femmes se sentent démunies et ignorées quant aux faits rapportés.

Phylactère avec des symboles qui signifie une insulte
Illustration d'un visage avec des étiquettes sur celui-ci
Illustration d'un visage avec des étiquettes sur celui-ci

Le profilage racial des personnes autochtones

« Les études canadiennes montrent que les taux d’interpellations policières sont systématiquement plus élevés pour les personnes racisées, sans qu’il y ait de corrélation avec les taux d’infraction ou de criminalité.

En effet, les personnes racisées sont plus souvent interpellées pour des raisons non fondées et faibles. À Montréal, les membres des communautés noire, autochtone et arabe sont interpellés et sanctionnés de façon disproportionnée. » (Livingstone A., Meudec M. et Harim R., 2020)

Négligence et itinérance

Les femmes autochtones courent 11 fois plus de chance de se faire interpeller par la police que les femmes blanches (Armony et al., 2019).

Situation dégradante et biais

Les femmes autochtones soutiennent être ciblées et étiquetées automatiquement comme dangereuses ou indésirables par les constables de la STM. Elles observent de plus en plus d’abus de pouvoir.

Les facteurs d’influence dans les interactions avec le SPVM

Plusieurs facteurs ont été identifiés comme influençant les interactions avec les agents de police, notamment la couleur de la peau, le contexte socio-économique, le genre et l’âge. Certaines personnes ont mentionné que leur statut de femme blanche les aidait à naviguer dans les interactions avec la police. Parfois, certaines femmes se servent de ce privilège pour s’interposer entre les personnes plus vulnérables et les agentes et agents du Service de police de Montréal.

La communication violente

Lors d’une intervention policière dans un cas de violence conjugale, les femmes peuvent être confrontées à de la négligence, de la communication violente, de la victimisation et de la discrimination de la part de la police. C’est le cas de ce témoignage où les voisins ont appelé la police afin d’aider une femme confrontée à la violence conjugale.

Recueil de témoignages

Il y a cinq ans, j’ai été interceptée dans le Vieux-Montréal par un policier pour avoir traversé la rue à pied sur un feu l’interdisant. Il était dans une voiture banalisée, habillé en civil. Il s’est avancé vers moi de façon très agressive en criant « madame! ». N’ayant vu qu’un homme agressif s’approcher de moi en criant, j’ai pressé le pas et l’ai ignoré (par mesure de sécurité). J’ai finalement constaté qu’il s’agissait d’un policier et me suis fait arrêter. Il m’a crié après, était impoli, et ma lancé ma carte d’identité avant de quitter.

J’ai été au poste de police avec ma fille pour un viol envers elle.
J’ai parlé avec un policier très gentil. Mais depuis, j’ai eu une discussion avec une policière au tél qui était tellement bête et n’est pas du tout dans son domaine. Et il n’y a rien qui s’est fait encore.
Les agents de sécurité bien c’est dommage car ils sont là mais ne font rien Ils sont soit au tél ou assis à presque dormir ou à parler

La police d’Hochelaga face à la violence conjugale va pas t’aider parce que t’as absolument besoin d’avoir la face pleine de bleus pour que quelqu’un te prenne au sérieux.

Circa 2020. Les agents de police ont embarqué mon copain pour l’amener au poste et me laisser seule dans la rue en pleine nuit en état de consommation parce qu’il avait arraché une fleur dans un pot sur une terrasse.

Trop de situations depuis les 7 dernières années, car je vis en logement social. J’appelle, car je me fais harceler par mes voisins, pour du tapage nocturne, pour trafic de drogues, pour de la prostitution, pour des intrus dans le bâtiment, pour des gens connus pour des troubles de santé mentale en crise. Les réponses que je reçois sont « on ne s’occupe pas de chicane de voisins, vous n’êtes pas de la famille ou un travailleur social » ou ils disent qu’ils viennent et ne viennent jamais. Plus mon organisme fait des rencontres avec les policiers communautaires, moins nous avons de services qui sont quasiment nul à cette date.

Je travaille dans le milieu communautaire ou je vois régulièrement la violence systémique de la police- harcèlement, agression, détention et arrestation des femmes racisées, souvent des femmes trans, des travailleuses du sexe et utilisateurs et vendeurs de drogues. Comme intervenante, je me suis fait arrêter pendant mon travail pour le simple fait d’avoir mis en question une arrestation musclée et agressive au centre-ville de Montréal.

Depuis 2012 chaque année j’ai eu besoin de la police pour intervenir ou dans la rue pour ma protection (je travaille dans la rue), violence physique souvent, ou dans mon immeuble, violence harcèlement, intimidation. Réponse vraiment lâche des Policiers, poste 38 (très mauvais 1/10, poste 20 pas mieux ou pire 0,5/10!! Poste 21 légèrement mieux, quoi que trop souvent je reçois ou constate des réponses de paresseux! Les voyous sont tranquilles, la police dort ou bien mange!

J’ai été plaquée au sol en 2012 alors que je ne faisais même pas partie de la manif. Je suis sourde d’une oreille, donc jamais entendus arriver.

Un policier a semblé blasé en prenant ma déclaration de vol de vélo.

Main tenant un phylactère

Récapitulatif : Sous le radar Récits de résilience Lutte contre le profilage La sécurité pour toutes et tous

En donnant la parole à un large éventail de personnes, le projet Perspectives féministes sur les profilages et les discriminations policières a permis de connaître leur perception des forces de police, de sécurité et de la STM. La majorité des femmes interrogées ont des sentiments négatifs envers les forces de police de Montréal. La perception des agents de sécurité privée, notamment l’agence GardaWorld qui a été explicitement mentionnée, est majoritairement neutre ou négative. Finalement les constables de la STM ont été perçus de manière neutre à négative, avec des témoignages signalant des interactions problématiques, y compris des contrôles injustifiés et une attitude hostile envers certains groupes de passagères et passagers. À la lumière de cette recherche, la TFGM travaille activement à la revendication des besoins exprimés et aux solutions proposées par les personnes consultées.

Image de la couverture du rapports entre les Montréalaises et les forces de police, de sécurité et de la STM

Vous voulez en savoir plus sur le projet?

Consultez le document Rapports entre les Montréalaises et les forces de police, de sécurité et de la STM pour avoir une l’analyse complète du projet.

Télécharger le document
Image de la couverture du rapports entre les Montréalaises et les forces de police, de sécurité et de la STM

Besoin d’aide?

Pour aller plus loin

Voici quelques sources qui ont inspiré et nourri nos réflexions.

Comité d’encadrement du projet

Logo InstitutF
Logo Femmes du monde à Côtes-des-neiges
Logo Ligue de droits et libertés
Logo RAPSIM
Logo info femmes
Logo les maisons de l'ancre
Logo Hoodstock
Logo Passages
Logo gouvernement du Canada - Femmes et Équité des genres Canada

Table des groupes de femmes de Montréal
469 rue Jean-Talon O, bureau 404
Montréal QC H3N 1R4

T : 514 381-3288
C : info@tgfm.org

Suivez-nous

© 2026 Table des groupes de femmes de Montréal

Close Menu